Ce sont les petits détails qui comptent
En cartographie, ce sont les petits détails qui font toute la différence. Une carte remplit de nombreuses fonctions, et il est facile d’en oublier une. Pourtant, si cela arrive, la carte peut devenir inutile, voire induire son lecteur en erreur. C’est pourquoi, autrefois, seuls les cartographes formés à l’art et à la science de la représentation graphique d’un espace géographique réalisaient le travail manuel nécessaire à la création de cartes. Ce travail, autrefois complexe et chronophage, a depuis longtemps été remplacé par des systèmes automatiques, en ligne et accessibles à tous. Est-ce vraiment une amélioration ? Pas toujours !
Parmi les nombreuses fonctions d’une carte, il y a parfois la réponse à cette question : comment puis-je m’y rendre ?
Les routes à emprunter — en termes cartographiques — ne sont finalement que des lignes à suivre. Planifier un itinéraire visuellement consiste à observer l’infrastructure routière. Autoroutes, routes principales, routes secondaires — il suffit de les suivre jusqu’à destination. Mais que se passe-t-il lorsqu’il y a une interruption sur une route ? Est-elle due à un obstacle qui bloque votre trajet ? La route n’a-t-elle jamais été terminée ? Que faut-il en penser ? Faut-il prendre le risque ? Ouvrir un calculateur d’itinéraire, zoomer et enquêter davantage (si c’est possible) ? C’est une occasion manquée pour le cartographe d’informer correctement le lecteur de la carte. Un instant… cartographe ? Plus vraiment, puisque les systèmes automatiques sont censés gérer cela !

On voit ici l’autoroute interrompue à l’échangeur. Pourquoi ? La réponse est aussi simple que banale : les autoroutes au niveau de la jonction sont reliées par des bretelles à sens unique. Celles-ci appartiennent toutefois à une autre catégorie que les autoroutes elles-mêmes. Si vous oubliez de les sélectionner lors de la création des données cartographiques, vous perdez cette continuité visuelle dans le résultat final.
Nous avons d’abord commis la même erreur, et nous avons été surpris de constater à quel point elle était fréquente. Plutôt que de supposer que le problème était insoluble, nous l’avons analysé puis corrigé. Dans OpenStreetMap (notre fournisseur de données), il n’était pas évident de savoir comment sélectionner ces bretelles, mais nous avons trouvé une solution, ajouté les autoroutes et corrigé une erreur supplémentaire qui aurait pu conduire le lecteur à une mauvaise interprétation. Vous êtes curieux de savoir comment nous avons procédé ? Contactez notre équipe data !
Une cartographie dense
De plus en plus, les cartes que vous consultez sont interactives. Elles se déplacent facilement, permettent de zoomer et dézoomer, et révèlent ainsi des informations supplémentaires. Cela change notre manière de concevoir la cartographie. À l’époque du papier, nous n’avions qu’une seule chance de transmettre le bon message au lecteur. Aujourd’hui, celui-ci dispose de davantage de possibilités pour accéder aux informations dont il a besoin. Cela demande toutefois une action de sa part.
Est-ce une zone résidentielle ? Peut-on y circuler à vélo ? Y a-t-il des sentiers de randonnée dans ce parc national ? Peut-on se garer à l’entrée ? Autant de questions auxquelles il n’est pas nécessaire de répondre immédiatement sur la carte initiale, puisque l’utilisateur peut zoomer pour afficher davantage de détails.
Et c’est un vrai avantage ! Cela nous permet à la fois d’intégrer davantage d’informations dans une carte, tout en la rendant plus épurée. Ce second point améliore la lisibilité et — ce qui compte pour les cartographes — simplifie aussi la création. À l’époque du papier, il fallait déplacer, ajuster, colorer, compresser et faire tenir toutes les informations en une seule fois. Aujourd’hui, vous pouvez être plus serein et laisser au lecteur le soin de trouver l’information qui lui convient. Cela a rendu le cartographe plus passif et le lecteur moins expert, au prix d’une interaction nécessaire avec un appareil.
Est-ce une mauvaise chose ? Pas vraiment. La plupart du temps, non. Peut-être… jusqu’à un certain point. Une carte paraît en tout cas moins tendue, moins surchargée d’informations. Il suffit de comparer une carte papier Michelin du Portugal des années 90 avec Google Maps aujourd’hui pour comprendre ce que nous voulons dire.


La carte Michelin, autrefois considérée comme un exemple de référence pour ce type de carte, a été élaborée minutieusement à la main. Chaque ligne, chaque icône, chaque couleur a une fonction et reflète fidèlement la réalité. C’est remarquable, fonctionnel, exigeant à lire et encore plus difficile à produire. Ces cartes ne sont désormais plus la norme.
Objectif différent, carte différente
Simplifier la cartographie n’est toutefois pas toujours la meilleure solution. Il est parfois agréable d’avoir une carte non interactive qui invite malgré tout le lecteur à l’explorer. Regarder d’un lieu à l’autre, parcourir la carte, découvrir des éléments cachés, en tirer des conclusions sous-jacentes.
Nous pensons que l’époque des cartes extrêmement denses comme l’exemple Michelin a définitivement quitté le grand public. En revanche, nous pensons aussi qu’il y a toujours une place pour des cartes riches en informations, en éléments et en libellés. Elles peuvent servir à inviter le lecteur à explorer sans zoom ni déplacement. À découvrir l’histoire que l’auteur souhaite raconter. Sans lui donner le besoin — ni l’occasion — de se laisser distraire et de zoomer jusqu’à chez lui (oui, encore ?!).
Observons cette comparaison entre la carte du Portugal proposée par Google et une carte de la même zone créée avec Mapcreator.


La version Mapcreator fournit toutes les informations nécessaires sans donner au lecteur une sensation de surcharge, d’étouffement ou de confusion. Elle se crée en quelques minutes seulement, tout en restant riche et parfaitement opérationnelle. Elle offre un accès simple aux informations essentielles et vous permet de garder la direction créative.
En effet, c’est vous qui décidez du niveau de densité des données à afficher, sans modifier le niveau de zoom. Nous savons que chaque projet a des besoins différents, et nous vous accompagnons à chaque étape.
Pour qu’une carte accompagne efficacement un sujet d’actualité, elle doit rester épurée. Elle a alors une seule fonction : indiquer où tout s’est passé. En revanche, lorsqu’une carte fait partie intégrante du récit, elle ne doit pas livrer immédiatement tout son contenu ; elle doit plutôt capter le lecteur et l’inviter à explorer.



Essayez par vous-même avec notre menu de contrôle du niveau de détail dans la barre supérieure, et transformez votre style minimaliste en une structure complexe et riche en un seul clic !
Prochaines étapes
Nous avons récemment publié nos premières données cartographiques générées en interne à partir d’OSM, mais nous sommes encore loin d’avoir terminé. Portés par les retours de nos utilisateurs, nous continuons à mettre à jour nos données cartographiques et à ajouter de nouvelles couches de données. Nous améliorons, corrigeons et faisons évoluer notre produit en continu, jusqu’à ce que nous soyons satisfaits — et surtout, que nos utilisateurs le soient. Vous aimez parler de cartographie autant que nous ? Contactez-nous et parlons des défis que vous rencontrez !